kokedama en forme d'hippopotame

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Accueillir son kokedama

par | 22 Mar 2021 | Conseils | 0 commentaires

 

Un kokedama fraîchement posé sur votre table, vous toise de toute sa zénitude, il a l’air fier et royalement confiant mais des questions surgissent…Vous commencez à sentir l’angoisse monter insidieusement… » Comment je vais m’en occuper ? Est-ce qu’il sera bien ici ? Oh la la, j’aurai préféré une boîte de chocolats !! Mais qu’est-ce que je vais faire de ce truc ?? »

De son côté, ce truc, après avoir été ballotté dans la voiture, attendu sagement qu’on le déballe, se dit à peu près la même chose : » Je poussais tranquillement dans ma serre, lorsqu’on m’a arraché à mon douillet quotidien, transporté, stocké, dépoté, on m’a refait une belle motte bien ronde et on l’a enveloppé de mousse. J’y suis mieux, mais j’ai été perturbé, il va me falloir du temps pour me sentir apaisé et faire de nouvelles pousses. »

 

Vous voilà tous les deux à vous observer et à attendre une réaction de la part de l’autre, perplexes…Pas de panique, on vous explique ici comment le chérir et profiter de sa présence sans prise de tête. Il suffit de quelques indications et du bon sens, et si vous êtes un peu attentif et régulier, vous aurez la satisfaction d’avoir rendu quelqu’un heureux !

 

Commencez par vous approprier votre kokedama, il ne ressemble à aucun autre, il a sa propre personnalité : fragile ou vigoureux, timide ou volontaire, capricieux ou généreux. Une plante « hors-sol » bien qu’elle soit primitive et dépourvue de sentiments fait la différence entre le bien-être et le mal-être

 

Pour chaque plante, un mode culture regroupant cinq domaines : Emplacement, température, fréquence d’arrosage (bassinage), lumière et humidité ambiante. Et une habitude: la régularité. Pratique : beaucoup de plantes ont des exigences similaires.

Emplacement

Pour toutes les plantes, le but de l’existence est de croître et se reproduire et pour ça elles ont besoin de stabilité. C’est pourquoi les plantes ont horreur d’être déplacées, tournées à la rigueur, mais cela leur demande beaucoup d’énergie pour s’adapter à chaque changement, cette énergie qui est destinée normalement à la croissance et à la floraison. Par exemple, une plante qui est sur la table et qui est déplacée deux fois par jour pour les repas ne grandit pas, ou peu. Il est quand même recommandé de la changer de place si elle ne fait pas de nouvelles pousses au printemps à son emplacement actuel. Les kokedama et toutes les plantes d’intérieur aiment être dans un endroit à l’abri des courants d’air, du passage des humains, des animaux, de la hotte et de la clim, tout ce qui les frôle est à éviter.

Température

Il est bon de se renseigner sur la fourchette de température de cette espèce. Par exemple, un Anthurium aimera se trouver en hauteur, où l’air est plus chaud car il vient d’un climat tropical, chaud et humide, alors qu’un Fatsia sera plus généreux s’il est posé au sol, il aime la fraîcheur et l’ombre car il vient d’un endroit frais, ombragé et humide comme un sous-bois continental. Aller à l’encontre de ces recommandations va faire pâlir un anthurium privé de lumière et il ne fleurira plus s’il a trop froid. Un Fatsia va ramollir s’il est exposé à la chaleur ou au soleil, même quelques minutes. Il suffit juste de le savoir et on ne peut pas le deviner, c’est pourquoi je vous recommande de connaître le nom de votre kokedama et de chercher des infos simples à travers plusieurs guides, autres que ceux des journaux féminins afin de retenir l’essentiel. Vous n’allez pas mesurer quotidiennement l’hygrométrie et le PH mais il est bon de savoir grosso-modo comment grandit cette plante dans la nature.

Arrosage

L’arrosage est plus personnalisé que l’emplacement, vous trouverez dans les guides des recommandations et il faut les prendre comme telles. N’hésitez pas à adapter l’arrosage selon la température ambiante, l’eau s’évaporant plus ou moins vite. En regardant votre kokedama vous vous rendrez compte que les plantes communiquent sur leur état. Mais la réponse aux erreurs d’arrosage est longue, par exemple si vous avez trop arrosé votre Bégonia, il peut se passer trois jours avant que vous remarquiez que les tiges sont molles et qu’il a trop bu. Il vaut mieux arroser en petites quantités et souvent, adaptez selon le temps d’absorption. Surveiller la moisissure de la mousse en hiver et le déssèchement plus rapide en été.

Dans l’absolu, il est plus facile de sauver une plante desséchée qu’une plante noyée !

Lumière

Le Graal du végétal, c’est la lumière ! Une lumière vive mais pas de soleil direct est recommandée pour la plupart des kokedama. Une lumière tamisée, près d’une fenêtre peut suffire. Si la plante se déforme, c’est qu’elle manque de lumière, faites des essais, prenez votre temps, renseignez-vous, observez, c’est très apaisant.

 

Humidité ambiante

Facultatif selon la plante, la vaporisation d’eau douce est indispensable pour des kokedama en pleine santé. Cela peut sembler contraignant mais lorsque vous regardez votre salon, votre déco et donc vos kokedama, vous jouissez d’un instant de bien-être de quelques secondes certes, mais accessible et rejouable à l’infini. S’il fait au moins 20°C, investissez dans un vaporisateur à diffusion continue, c’est très abordable et facile d’utilisation. Quand vos aurez apporté un doux nuage humide à vos plantes, vous sentirez la satisfaction d’avoir procuré un moment de bien-être à vos kokedama et ils vous le rendront bien ! Certaines réagissent immédiatement mais souvent le bénéfice est lent à venir et s’il est régulier, il est durable.

*Les kokedama suspendus doivent être souvent vaporisés parce que l’air est plus sec en hauteur. Si vous vaporisez vos plantes tous les jours, elles pousseront plus vite qu’avec  un engrais.

La régularité de tous ces domaines permet aux kokedama et aux plantes en général, de se stabiliser. Si elle « sait »qu’elle est arrosée régulièrement, elle s’adaptera à la quantité et à la fréquence. Si l’arrosage et la température sont irréguliers, la plante devra mettre toute son énergie à s’adapter en permanence. 

Faites du mieux que vous pouvez, en toute humilité mais ne vous chargez pas d’une trop grande responsabilité, la contemplation des kokedama doit rester légère. Rien n’est éternel mais la vue d’un kokedama en bonne santé ravit l’esprit et purifie l’atmosphère. Alors la satisfaction d’avoir été attentif est largement récompensée.

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